Galapagos de rêve

En long, en large, en travers, quelle que soit l’heure, le jour, la saison, quel que soit le temps qu’il soit ou le temps qu’il fasse, qu’on ait les pieds dans le sable ou les doigts de pieds en éventail, la tête dans les étoiles ou bien sous l’eau, on est au paradis, ou bien pas loin. Les Galapagos, c’est une explosion de couleur en camaïeu, d’animaux sauvages pas si sauvages, de sourires éclatants sur des peaux bronzées, de nature toute puissante, de brises qui font bruisser les feuilles des bananiers, de lourdes fleurs qui pendent nonchalamment au bout de leurs longues tiges fines jusqu’à toucher le sol. Alors bien sûr, au milieu de cette orgie de tout, il nous faut faire bien attention à ne pas marcher sur les troupeaux d’iguanes tout noirs, à la longue échine crênelée, le museau tout plein de sable clair posé par terre qui prennent le soleil au milieu du chemin; sur les phoques à la peau lisse et potelée, avachis au soleil, et qui, de temps en temps, s’ébrouent pour, lourdement, avec leurs corps patauds, rejoindre l’océan et, en une fraction de seconde, devenir de longues sirènes graciles qui semblent se laisser caresser par les eaux claires, l’oeil à moitié clos de plaisir, le museau qui fend la surface de l’eau de leurs longues moustaches claires;  sur les oiseaux qui s’envolent au dernier moment, sous vos pieds; sur les lézards gris au cou orange qui se confondent avec la pierre sur les murets de pierre volcanique et qui nous font sursauter dès qu’ils bougent. Sur les plages, dans le port, sur les pontons et les embarcadères des ports, c’est aux crabes qu’il faut faire attention: orange vif avec des yeus globuleux roses ou bien noir à petits points orange; noirs avec le poitrail bleu et de petits yeux noirs; gris très clair avec de longs yeux noirs en forme de trait au-dessus de la tête; gris plus foncé avec une énorme pince orange sombre et une toute petite pince grise; ils vous épient, méfiants pour ceux qui nichent sous le sable et creusent leur trou entre deux marées, ou bien plus sûrs d’eux pour ceux qui ont fait d’un rocher, d’un ponton, d’un embarcadère leur territoire; et le petit bruit doux de leurs pattes sur les rochers accompagne, sans fausse note, le ressac sur la plage, le vent dans les arbres, les vagues claires qui s’écrasent sur les rochers noirs.

Sous l’eau, on a eu le bonheur très spécial de nager avec des poissons perroquets, des « Dory » (de Némo), des poissons de toutes les couleurs, qui semblaient prendre la pause, pas effrayés pour un sou, et faisaient briller leurs flancs sous les rayons de soleil qui transperçaient l’eau claire; avec une énorme tortue marine qui semblait davantage occupée par les algues qu’elle broutait placidement que par les nageurs en tuba autour d’elle; avec des iguanes qui prenaient le raccourci de la lagune avant de rejoindre une plage aussi chaude que celle qu’ils venaient juste de laisser; avec une compagnie de ballet de raies, des noires tachetées sur le dos et une toute jaune, qui évoluaient calmement, élégamment, en rythme, en tournant en rond comme pour nous laisser tout loisir de les admirer; on s’est fait picorer les pieds par des poissons joueurs, ou bien gourmands, difficile à dire; on a — prudemment … — partagé un bout de lagune avec un requin (plus proche de notre roussette que du grand mangeur d’hommes, mais c’est impressionnant quand même); et quand on refaisait surface, on surprenait de gros pélicans qui frôlaient l’eau de leur longs vols lourds avant de plonger pour pêcher, d’autres grands oiseaux qui venaient pêcher aussi et rejoignaient les arbres des mangroves et les faisaient bruisser de vie.

On a pris beaucoup de plaisir à cotoyer, épier, essayer de surprendre, photographier tout ce petit monde, alors on vous laisse vous en mettre plein les yeux, vous aussi, sur les photos ci-dessous. Et restez vigileants : bientôt, ici-même, une formidable vidéo de Teodros sur notre séjour aux Galapagos !

Faune

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Flore

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paysages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 commentaires sur “Galapagos de rêve

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