Sans Pedro de Atacama – la ville et les gens

C’est une bourgade mi moderne mi baba cool mi désertique mi touristique et j’en oublie, qui attire des chiliens, des sud-américains, des aventuriers sac à dos, des touristes lambda, des groupes de jeunes gens.

On y croise un groupe de 4 jeunes français, sacs à dos, qui envoient leur tente par la poste, avant de rentrer, leur tente qui a fait le tour de l’Amérique du Sud. Dreadlocks poussiéreux, vêtements de la même couleur que la rue en terre battue, d’un beau marron un peu rouge, les chaussures en fin de course, et plein de jolies choses en perles, en laine de lama, en pierres des Andes qui leur pendent au cou, au poignet, aux oreilles, au sac, et qui racontent leur parcours en se balançant au même rythme qu’eux.

On croise aussi un groupe de jeunes gens dans un énorme bus jaune hors d’âge, avec une plaque d’immatriculation sud américaine, qui squatte l’une des rares places de parking à l’ombre, juste en face de la panaderia à la française, et qui semblent profiter amplement de tous les produits à la coca en vente libre.

Et puis des gens venus de partout dans le monde, y compris un français de Berre (juste à côté de Marseille) qui habite au Brésil depuis une vingtaine d’années avec son adorable compagne brésilienne.

Et enfin plein de natifs des communautés indigènes d’origine précolombienne, regroupés pour certains dans des ayllus, ces communautés agricoles construites autour des points d’eau détournés et qui créent des oasis en plein désert d’Atacama; des communautés dans le vrai sens du terme, avec travail de la terre en commun, et qui gèrent, sous le contrôle d’une organisation gouvernementale rarement présente, les sites d’intérêt touristique et indigène au profit des ayllus.

On a adoré le climat, aride et très chaud dans la journée, mais frais voire froid la nuit; les paysages extraordinaires, la faune et la flore exceptionnels; les couleurs et la qualité de la lumière; la gentillesse des gens. On a moins aimé les quelques nuages qui nous ont empêché de voir les étoiles au téléscope à l’endroit même où s’est installée la mission internationale d’observation de l’espace ALMA. Quand même…. 

Suivent quelques photos qui ne vous parleront peut-être pas, mais qui nous ouvrent une multitude de pages de souvenirs plein de couleurs, d’odeurs et d’émotions, de battements de cœur qu’on a du mal à mettre en mot et dont j’espère qu’ils nous suivront encore un bon moment.

 

San Pedro de Atacama

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Portraits

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2 commentaires sur “Sans Pedro de Atacama – la ville et les gens

  1. De belle rencontres, il me semble. Nos petits jeunes en dreadlocks auraient pu partager et laisser leur tente sur place pour des voyageurs occasionnels… Tant pis

    Aimé par 1 personne

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