Histoire de Russe et d’Ethiopien, enfin de français en Ethiopie qui veulent aller en Russie … enfin bref !

C’est une histoire de fou, enfin de Russe je veux dire. Enfin plutôt de Français en Ethiopie qui veulent aller en Russie.

Pour aller en Russie, il nous faut un visa. Bon, jusque là, ça va.

Ce visa, on n’a pas pu le demander en France, parce qu’en France — mais pas en Ethiopie … — il faut en faire la demande maximum 30 jours avant la date d’arrivée sur le territoire russe. Or, comme on devrait y être (notez le conditionnel, choisi à dessein …) le 2 novembre, je ne pouvais pas le demander avant de partir le 2 septembre. Il me fallait donc attendre d’être en Ethiopie pour faire cette demande, dans les 30 jours précédant l’arrivée … à part qu’en Ethiopie, le Consulat de Russie n’applique pas cette contrainte de temps. Bref, pas grave, j’y reste un mois, ça me laisse le temps.

Le temps ??!!?? Je n’ai pas appris ma leçon ou quoi ? Depuis quand le temps est le même partout ? Parce que le temps dépend aussi des moyens technologiques que l’on a pour l’utiliser à bon escient: avec une connexion Internet aléatoire, et un formulaire russe avec un gros bug, évidemment, les 30 jolis et confortables jours qu’il me restait pour faire la demande de visa se sont réduits comme peau de chagrin et je me suis retrouvée avec 10 petits jours ridicules … Mais l’espoir n’était pas mort, puisque je bénéficiais maintenant d’une connexion Internet de meilleure qualité et que le bug avait été fixé.

Un à un, lentement, méticuleusement, les documents nécessaires s’empilent dans mon escarcelle, et me voilà fin prête à amener tout ça, imprimé, photocopié et tout et tout, au Consulat de Russie en Addis Abeba. Ouvert de 10h à 12h pour la section consulaire. On ne se loupe pas, on y est à 10h30, et on se pointe à la porte … Bon, il faut attendre dans la rue, et on n’est pas les seuls, et on est en plein cagnard … Mais qu’est ce qu’ils vont faire en Russie tous ces éthiopiens ?? Ils le savent qu’il fait froid là-bas ?

Bref, au bout d’une heure d’attente, nous sommes tous invités à rentrer dans le Consulat. Derniers arrivés, nous patientons. Le Consul, très aimable, a l’habitude  des proccédures pour les Ethiopiens, beaucoup moins pour les Français. Il est perplexe devant:

  • mes deux noms de famille (de naissance et d’usage, mon ex-mari ayant gentiment accepté que je garde l’usage du sien après le divorce);
  • un document en noir et blanc dont il faut l’original, mais comme on le reçoit par email, ben évidemment, ça n’est qu’une impression en noir et blanc;
  • le fait qu’on n’ait pas de « residence permit » (l’équivalent du titre de séjour français), en tant que non-éthiopien. « Oui, mais monsieur, c’est parce que nous sommes des touristes. Vous comprenez, mon fils et moi faisons le tour du monde … et blablabla … et patati et patalère et pata le reste…. » Rien à faire, ça lui semble suspect.

Il me demande de revenir le lendemain, me dit qu’il verra avec les autorités russes ce qu’il peut faire pour nous.

Le lendemain, à 9h45 nous sommes sur place, toujours pas les premiers, mais le portier nous reconnaît et a apparemment reçu la consigne de nous faire rentrer sans attendre. Le Consul toujours aussi aimable m’indique qu’il n’a pas pu consulter sa hiérarchie à Moscou puisqu’il est sans connexion Internet … comme je comprends son désarroi ! Il n’évoque plus du tout la copie du document en noir et blanc, mais persiste à trouver notre absence de « residence permit » en Ethiopie un frein majeur à notre visite en Russie. Cela n’a aucun rapport, mais c’est la procédure, que voulez-vous. Il me propose de patienter, et on s’installe confortablement (c’est possible, les canapés de la salle d’attente sont très confortables, et on a une vue superbe sur une représentation de la place rouge et un portrait de Poutine criant de vérité). Après moins d’une heure d’attente (on s’en sort bien !), il nous annonce son refus de nous faire un visa pour cause de défaut de « residence permit ». Mais nous propose quand même de l’appeler milieu de semaine prochaine, c’est-à-dire à 2 jours de notre départ, au cas où.

Au cas où quoi ? Je ne saurais pas répondre, mais j’appellerai. Et si il persiste dans son refus, il me restera 48 heures pour bouleverser notre voyage, trouver d’autres destinations pour la période du 2 novembre au 20 janvier (où on devait passer un mois en Russie, et un mois en Mongolie, après 4 jours de Transibérien).

Parce que le 2 novembre, nos visas pour l’Ethiopie expirent. Elle est pas drôle la vie ?

3 commentaires sur “Histoire de Russe et d’Ethiopien, enfin de français en Ethiopie qui veulent aller en Russie … enfin bref !

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir

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    1. La Russie et la Mongolie (et le transiberien… 🙄🙄) risquent de nous passer sous le nez… 😫. Et aussi Noël à St Petersbourg… 😫😫.. On etudie la possibilité de remplacer par l’Égypte, la Turquie et retour à Bethléem pour Noël. Ça devrait le faire aussi… 😁

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